Citoyens prenez le pouvoir

Politique, logiciel libre et autres digressions de Cédric Augustin - Saint Laurent du Var (Nice Côte d'Azur - France)

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jeudi 9 mai 2019

Docteur, j'ai mal à mon Europe. Dites 33...

Il y a donc 33 listes qui se présentent aux élections européenne de 2019.

La démocratie a (pris) un coût

Une liste qui voudrait faire le service minimum, en fournissant les bulletins de vote, les professions de fois et les affiches a un budget qui dépasse les 300 000€, et de loin. On en déduit donc que l'essentiel de ces listes n'auront pas le matériel électoral minimum et demanderont à leur potentiels électeurs d'utiliser leur imprimante pour imprimer à minima le bulletin de vote. Je souhaite du bonheur aux assesseurs qui vont procéder au dépouillement pour vérifier la validité des bulletins de vote ainsi imprimés par les électeurs.

Qu'est-ce que c'est que cette inflation démentielle ?

Au delà du problème technique lors du dépouillement, il y a un truc qui m'interpelle. Pourquoi autant de listes ? Mon hypothèse, c'est qu'une partie de ces listes sont téléguidées par les extrêmes pour tuer le débat. En effet, comment voulez-vous que les média accordent de l'équité de traitement à une telle pléthore de listes ? Pour ne pas enfreindre la loi électorale, je m'attend à ce que les média, dans leur grande majorité, fassent le service minimum, voir s'autocensurent, passant la campagne sous silence, ou du moins les sujets importants, ou du moins ne se permettent plus des débats.

Macron-bashing

Certaines listes ont déjà commencé à utiliser le canal de communication institutionnel que leur donne la campagne officielle pour s'en prendre grossièrement et outrancièrement au président de la république. En multipliant le nombre de listes fantaisistes, c'est autant de canaux de communication pour dézinguer le gouvernement et le président, et par ricochet la liste de LREM, sans que les listes officielles du RN ou LFI ne se mouillent.

Financement

Il sera intéressant de voir combien de listes sur ces 33 sont capables d'obtenir un financement et surtout par qui, en ayant à l'esprit qu'il faut faire plus de 3% pour obtenir le remboursement des frais de campagne et plus de 5% pour obtenir au moins 1 siège.

Multiplier les listes permet de multiplier les moyens de pilonner la LREM et le gouvernement, tout en l'empêchant de répondre.

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mardi 30 avril 2019

Facebook a inventé un outil qui a déjà commencé à détruire les démocraties

Quand je parle du danger des réseaux sociaux, j'ai du mal à argumenter car pour expliquer les fonctionnements de ces derniers, on fait souvent référence à des notions qui ne sont pas accessibles à monsieur et madame tout le monde. Rapidement je me retrouve à faire un cours magistral et on m'écoute poliment, avec mon vocabulaire de geek, en me donnant le bénéfice du doute, car je ne suis normalement pas connu pour être barge ou parano. Mais j'ai l'impression de ne pas être compris.

Et puis je suis tombé sur le récit de Carole Cadwalladr. C'est limpide, c'est flippant, c'est terrifiant même quand on est un démocrate. Le voici avec la possibilité d'activer les sous-titre (en anglais seulement pour le moment). Je vais tacher de vous en faire une traduction approximative de l'essentiel, car le sujet est très loin d'être anecdotique ou réservé aux geeks. Tous les citoyens doivent en prendre conscience.

Juste après le le vote du Brexit, Carole Cadwalladr s'est rendu dans sa ville natale Ebbw Vale qui est une ville qui a été sinistrée par la fermeture des mines et de l'industrie de l'acier. Elle voulait savoir pourquoi cette région avait voté à 62% pour quitter l'Union Européenne alors que de partout on trouve de massifs investissements de l'UE pour des collèges, des infrastructures sportives ou les routes.

Des gens lui ont dit qu'ils avaient voté pour le "leave" car l'UE ne faisait rien pour eux, qu'ils voulaient reprendre le contrôle et qu'il n'en pouvaient plus de l'immigration et des réfugiés (dans la région la moins touchée par l’immigration de Grande Bretagne). D'où ces gens tenaient-ils ces slogans de la presse de droite qu'ils répétaient, dans une ville ouvrière de gauche ?

Une lectrice lui indiqua qu'elle avait vu tous "ces trucs effrayants" au sujet d’immigrants turcs sur Facebook durant la campagne. Comme il n'y a aucune archive des publicités que diffuse Facebook, il est impossible de savoir ce qui a été montré et à qui. Impossible de savoir l'effet ni même de savoir qui a financé ces publicités et pour quel montant. Le référendum a été influencé dans la plus grande opacité. Le parlement anglais à demandé à Facebook ces données qu'il possède, mais il a toujours refusé car il y a de nombreuse infractions qui ont été commises via Facebook. En effet, les règles électorales limitent le montant des dépenses. Cette élection s'est presque exclusivement faite sur internet et cette règle n'est plus respectée à cause des boites noires que sont Facebook, Google ou Youtube. On ne connaît pas l’étendue, mais on sait que les derniers jours du vote, près de 750 000 livres ont été dépensés illégalement par le camp du "leave", vraisemblablement pour diffuser des publicités mensongères sur la Turquie rejoignant l'UE. Ces publicités n'ont pas été vu par la majorité, car le camps du "Leave" a ciblé des électeurs qui pouvaient être convaincus. C'est la plus grosse fraude électorale qui ait eu lieu en GB depuis 100 ans. Si on les découvre aujourd'hui, c'est parce que le parlement britannique a forcé Facebook à les lui fournir.

regardez dans la vidéo les exemples de publicités mensongères qui ont été diffusées durant la campagne

Il y a une autre infraction à la loi avec ce groupe d'homme autour de Donald Trump et Nigel Farage, en cours d'investigation car Aron Bank a financé la campagne du "Leave" mais impossible de savoir d'où provient son argent ni même s'il est britannique. Le brexit était l'expérimentation (la boite de pétri) utilisé pour l'élection de Donald Trump. Ce sont les mêmes personnes, les même entreprises, les même données, les mêmes techniques, le même usage de la peur et de la haine.

La haine et la peur sont diffusées dans le monde entier (en France, au Brésil, en Birmanie, en Nouvelle Zélande...) via des plateforme technologiques dont on ne voit qu'une toute petite fraction de l'activité. Carole Cadwalladr a découvert ces réseaux sous-terrain en investiguant sur les relations entre Trump et Farage au travers de la société Cambridge Analytica. Un ex-employé lui a expliqué comment cette entreprise qui travaillait pour Trump et le Brexit, constituait des profils politiques des gens pour identifier leurs peurs et mieux les cibler sur Facebook via des publicités. Ceci a été fait en collectant illégalement les profils de 87 million de d'internautes via Facebook. Cette investigation a pris près d'un an, sous la menace permanente du propriétaire de cette entreprise, le milliardaire Robert Mercer, qui est aussi un des financeur de la campagne de Trump. Au moment de publier l'enquête, en plus de Cambridge Analytica, Facebook a également menacer de poursuivre en justice si elle sortait. Mais elle a été publiée.

Carole Cadwalladr interpelle les dirigeants ou fondateurs de Facebook (Mark Zuckerberg), Google/Youtube (Larry Page, Sergey Brin), Twitter (Jack Dorsey) ainsi que leurs salariés et investisseurs. Il y a 100 ans, on utilisait un canari dans les mines pour détecter le monoxyde de carbone, gaz toxique mais inodore. Aujourd'hui, la Grande Bretagne (et le brexit) sont le canari de cette énorme expérimentation technologique que nous sommes en train de vivre. La grande Bretagne subit ce qui arrive à une démocratie occidentale lorsque des siècles de lois électorales sont mises à mal par la technologie. Notre démocratie est cassée, les lois électorales ne sont plus adaptées comme le rapporte un rapport du parlement.

Ces technologies extraordinaires sont une scène de crime dont leur créateurs ont les preuves. Inutile qu'ils disent qu'ils feront mieux dans le future. Si l'on veut avoir le moindre espoir que cela se reproduise, il est nécessaire de connaître la vérité. Si vous pensez que ce ne sont que quelques publicités et que les gens sont assez intelligents, n'en croyez rien car le vote du Brexit montre que nos démocraties sont cassées, car ce n'est pas de la démocratie de diffuser des mensonges dans l'ombre, payé par de l'argent dont on ne connaît pas la source. C'est de la subversion et Facebook, Google, Twitter... en sont les accessoires.

Le parlement de GB a été le premier à essayer de leur demander des compte et a échoué, car ils sont au delà des lois GB et de 9 parlements devant lesquels Mark Zuckerberg a refusé de se présenter et de répondre. La question est beaucoup plus importante que le brexit, l'élection de Trump, la victoire de la gauche ou la droite. Est-on encore capable d'avoir une élection sincère ? En l'état non.

Carole Cadwalladr demande à ces dirigeants si c'est ça qu'il veulent que l'histoire retienne d'eux : les assistants de la propagation de l'autoritarisme tout autour du monde ? Car la même technologie qui connecte les gens est en train de les éparpiller. La question posée à tous, est-ce que nous voulons les laisser faire pendant que nous jouons avec nos téléphone alors que les ténèbres nous recouvrent ?

Cette histoire est un combat pour les droits, et ce n'est pas un exercice, c'est un moment crucial. La démocratie n'est pas garantie et ce n'est pas inévitable. Nous devons nous battre et gagner. Nous ne pouvons pas laisser ces entreprises technologiques avoir ce pouvoir sans contrôle. C'est à nous de reprendre le contrôle.

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mardi 23 avril 2019

Mes derniers tweets et retweets

Quelques jours de vacances et je me laisse à nouveau tenté par Twitter. C'est une vraie drogue ce truc !

Au milieu de la radicalisation de chacun et du flot constant des messages à la mode ou de ceux des militants, c'est un peu difficile de faire émerger de l'information intéressante. J’essaie et trouve toujours en cherchant quelques messages passionnants.

Comme chaque fois, les messages sont classés par ordre antéchronologique. Pour aller sur le message d'origine, il suffit de cliquer sur le lien "Twitt" sur la gauche.

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mardi 9 avril 2019

La prophétie autoréalisatrice et les fakenews

Voici une compilation de tweet de @CorentinSellin sur les fakenews. Je n'ai fait que les remettre en forme.

Le génial R.Merton, dans son article de 1948 Self-Fulfilling Prophecy traduit par Mendras: "La prophétie autoréalisatrice est 1 définition d'abord fausse d'1 situation mais cette définition erronée suscite 1 nouveau comportement qui la rend vraie."#fakenews #récit #politique RT+

2) L'instrumentalisation de la #fakenews par D. #Trump ou d'autres dirigeants a précisément pour but de mobiliser les masses en confortant leurs croyances pour que la puissance de cette mobilisation,devenue 1 fait politique, justifie ensuite leur action.#prophétieautoréalisatrice

3) L'importance de la #fakenews comme outil politique pour #Trump ou 1 autre est qu'elle légitime ma croyance au rang de fait tout en le rendant beaucoup plus puissant dans le débat politique car justement chargé de la force univoque de ma croyance…

4)… d'où 2 conditions essentielles pour les producteurs politiques de #fakenews tel #Trump: d'1 part brouiller jusqu'à l'effacement la distinction entre fait et opinion. . D'autre part, délégitimer jusqu'à la destruction les producteurs et rapporteurs de faits, science et presse

5) Ce "surcroît"de mobilisation politique obtenu par la #fakenews grâce à la légitimation induite de la croyance, similaire à la puissance du mécanisme de prophétie autoréalisatrice- c'est 1 fait parce que je veux croire que c'en est un, explique l'attachement viscéral à 1 #Trump

#Postscriptum Lisez cet article prodigieux de @GuillaumeDaudin sur 1 producteur revendiqué de #fakenews pour sa communauté politique et cette phrase: "Vous dites que c'est faux, on dit que c'est vrai, chacun défend son truc." CQFD. #opinion #faits RT+

#Postscriptum (II) Dans la logique "protagorienne" de #Trump et des producteurs de #fakenews, le débat #politique ne se fonde plus des faits objectifs- chacun dispose des siens conformes à ses opinions- MAIS sur des récits concurrents du réel, où le plus mobilisateur l'emporte...

#Postscriptum (III) Bref, et c'est d'un chic, je vous jure

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jeudi 21 mars 2019

Quelques offres d'emplois

Pour ceux qui n'auraient pas compris avec un de mes précédent billet, je suis en recherche d'un nouvel emplois. Donc même si j'ai un peu du mal avec l'idée de donner autant d'information sur moi à Microsoft, propriétaire de LinkedIn, il m'a bien fallu créer un profil, qu'accessoirement vous pouvez consulter [1]

Ceci fait, je reçois donc des offres d'emplois correspondantes à mon profil. Et là, ça pique les yeux:

  • Software Engineer
  • Full Stack Developer
  • Scrum Master
  • Front-End Developer H/F
  • Développeur web front-end
  • Cloud - Site Reliability Engineer
  • Software Quality Engineer
  • Advanced Analytics Engineer
  • Full-Stack Developer
  • Associate Software Engineer
  • Java Agent Engineer

J'ai juste enlevé les doublons et certains détails, mais voici la liste réelle des intitulés des offres d'emploi. Il n'y en a qu'une qui utilise un mot de français, et je ne vous parle pas du texte de chacune de ces annonce.

Alors certes, je bosse dans un domaine technologique dominé par les américains, donc leur vocable est omniprésent, mais à part pour lire la doc, la plus part de ces emplois ne demandent pas un niveau d'anglais plus que scolaire, et sont localisés dans le 06. Ce serait tellement difficile d'utiliser les mots Ingénieur, Développeur, Logiciel, Senior ou expérimenté. Ce snobisme de l'anglicisation pour tout et n'importe quoi est fatigant.

Donc je ne suis pas un Advanced Web Software Engineer, mais un Ingénieur expérimenté en informatique spécialité Sciences, Technologies, Ressources et Applications du Web, ce qui est l'intitulé de mon diplôme, et cela ne m'empêche pas de parler et d'écrire anglais, mais seulement quand c'est nécessaire.

Note

[1] Ben il faut bien en faire la promo pour les moteurs de recherche, donc quelques liens entrant devraient aider.

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mercredi 20 février 2019

Mise à jour de mon CV professionnel

Après 12 années dans la même entreprise, j'ai décidé de remettre mon CV à jour pour aller voir un peu ailleurs ce qui pourrait me faire envie et sortir de ma zone de confort.

Mon CV qui était disponible en ligne datait de 2006, donc il était grand temps de faire un petit rafraîchissement. Voici la nouvelle version, toute fraîche sortie de mon clavier:

http://cv.cedric-augustin.eu/

N'hésitez pas à m'envoyer par email vos commentaires !

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vendredi 15 février 2019

Grand Débat: une contribution sur la démocratie

Le système électoral actuel conduit à favoriser le vainqueur lorsque l'on vote blanc ou que l'on s'abstient. En 2007 j'écrivais déjà sur le vote blanc que je soutiens et qui, s'il est comptabilisé dans le décompte des suffrages exprimés, a pour conséquence de réduire le pourcentage du vainqueur (en fait de tout le monde), ce qui permet d'être un vrai vote de rejet de l'offre politique.

Autre intérêt du vote blanc, en réduisant les écarts entre les listes candidates, dans un scrutin de liste cela conduirait à changer les rapports de nombres de sièges obtenus entre les listes, sans cependant remettre en cause le vainqueur.

Ma proposition est donc la suivante:

  • Reconnaissance du vote blanc comme suffrage exprimé dans tous les scrutins de liste.

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jeudi 14 février 2019

Grand Débat: une contribution sur l'emploi

Il y a quelques temps j'ai écris sur la valeur travail et changer les équilibres du droit du travail. De ces réflexions je tire une contribution pour le grand débat, même si ce sujet n'est pas forcément celui placé au cœur du grand débat.

Ce qui pourri la vie d'un salarié c'est la précarité, qui ne permet pas de se loger ou de souscrire un crédit. Cette précarité doit être financièrement assumée par l'employeur et non le salarié qui assume ces moments de sa vie professionnelle et qui sont subis pour la très grande majorité, au seul bénéfice de l'employeur.

Je formule les propositions suivantes:

  • Un contrat de travail unique, le CDI avec une période de précarité négociée à l'embauche qui peut aller de quelques jours à une année voir même plus.
  • Cette période de précarité doit être financièrement assumée par l'employeur qui devrait payer beaucoup plus chère le salarié précaire, de l'ordre de 30% minimum.
  • L'employeur peut mettre un terme quand il veut à cette période de précarité pour faire des économies.
  • Pour les saisonniers, si l'emploi est reconduit tous les ans, il n'est pas considéré comme précaire (prévoir une sorte de cagnotte de garantie pour éviter les détournements).

La concurrence entre entreprise pourrait alors porter aussi sur les conditions de recrutement, qui auraient un impact sur leur rentabilité et leur tarifs.

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vendredi 8 février 2019

Grand Débat: une contribution sur l'enseignement

Avant de vous présenter ma proposition, je voudrais la mettre en peu en contexte. Il y a 3 ans, mon fils a émis le souhait de partir au Royaume Unis ou en Irlande, les murs de sa chambre lui semblant trop étroits (il a changé d'avis depuis d'un point de vue géométrique). Il est donc partis par le biais d'une association, faire une année scolaire à Portsmouth, hébergé dans une famille d'accueil.

Tous les parents peuvent imaginer le bienfait que cela peut apporter à un ado d'aller voir ailleurs comment ça fonctionne, tant familialement que scolairement, mais là n'est pas mon propos. A son retour, nous avons découvert toute la complexité administrative pour le réinscrire dans son lycée car il avait été sortit des effectifs. Lors du remplissage de son cheminement scolaire dans Parcourt-Sup, bien sûr ce n'était pas franchement prévu: son année scolaire en Angleterre ne comptait pas et il il était considéré comme redoublant de sa 1ère. Autant vous dire que même avec un excellent résultat au bac, sont dossier n'a même pas été mis en liste d'attente dans les formations sélectives qu'il avait choisi.

Parallèlement, pendant que mon fils est parti, nous avons reçu chez nous une jeune allemande de l'age de ma fille durant 3 mois qui est allé au collège avec elle. Contrairement à mon fils, elle a repris sa scolarité normalement à son retour en Allemagne, avec l'aide de ses enseignants pour lui permettre de rattraper quelques matières clés. Nous avons également reçu une lycéenne Brésilienne qui a validé son année scolaire à son retour au Brésil après 9 mois en France, a passé son bac là bas et poursuit aujourd'hui ses études universitaire à Paris. Cette année, nous recevons une lycéenne allemande, qui reste avec nous toute l'année et qui au regard de ses résultats scolaires ici en France est déjà assurée de ne pas avoir à refaire son année en Allemagne.

Ma proposition est la suivante:

  • Mettre en place un système d’équivalence pour toutes les classes de la 4ème à la terminale entre pays Européens, afin de favoriser les expériences avec nos voisins.
  • Cette équivalence doit être automatique et sans conséquence scolaire pour tous les séjours de moins d'un semestre.
  • Mettre en place, soit au sein des établissements, soit via le CNED, des modules de remise à niveau pour tenir compte des légères différences d'enseignement dispensées aux élèves.
  • Pour les séjours de plus d'un semestre, mettre en place un accompagnement par un enseignant de l'établissement d'origine, qui propose les modules de mise à niveau et qui valide l'année scolaire à l'étranger.

Les coûts sont insignifiants pour l'éducation nationale car de telle mécanismes existent quasiment déjà. Le coût pour la famille est d'environ 300€/mois qui pourrait facilement être sponsorisé pour les familles à faibles revenus par des associations, entreprises ou collectivités en échanges de quelques faveurs fiscales ou budgétaires. Ce coût peut même être revu à la baisse en cas d'échange, les familles recevant un jeune lorsque le sien est parti.

Je voudrais que les français arrêtent d'avoir peur des autres. On défend d'autant mieux sa culture et son identité que quand on est allé voir celle des autres et que l'on a appris à être tolérant en étant un peu l'autre.

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jeudi 31 janvier 2019

Mes derniers tweets et retweets

Ma production de tweet est en baisse. Comme indiqué dans mon précédent billet, je me détourne de Twitter que pourtant j'adore, car l'information pertinante devient de plus en plus difficile à trouver dans le flot de cagades.

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samedi 26 janvier 2019

J'ai le blues

Il y a quelques années, j'avais écrit un billet sur le blues du militant. Quand je le relis aujourd'hui, que cela semble insignifiant en regard de ce que je ressent aujourd'hui en tant que citoyen engagé.

En allant dépenser quelques sous à la kermesse du Téléthon de St Laurent du Var, je me disais que les gens sont toujours aimables et généreux. Et pourtant, et pourtant, quant je parcours Twitter ou Facebook, j'y lis une violence verbale hallucinante. Sur les réseaux sociaux, tous les filtres de la bienséance ont sauté ou presque.

Mêmes les personnes raisonnables et intéressantes, supposées savoir s'exprimer avec retenue sont tellement agressés par des hordes de troll, qu'ils en deviennent eux même exaspérés, et répondent ou s'expriment brutalement.

Les militants LREM, initialement biberonnés à la bienveillance dans le discours d'Emmanuel Macron, se radicalisent aussi. Tout le monde se radicalise. Chacun se cloisonne dans ses certitudes, agresse "l'autre" celui qui les remet en cause. Ce comportement de rejet de l'autre qui a toujours été présent chez les extrémistes, se propage à toute la société que l'on croise sur les réseaux sociaux.

En quelques mois, Twitter est devenue une poubelle émotionnelle. La réflexion et la raison sont noyés sous un torrent d'éructations et de conflits sans fin. Il faut chercher de plus en plus longtemps pour trouver des messages intéressants et surtout qui ne soient pas déprimants.

J'ai arrêté Facebook il y a quelques années pour ces raisons. Je suis en train de m'éloigner de Twitter de peur d'être contaminé par toute cette noirceur qui masque toute la richesse de ce réseau social. Peut être faut-il, comme certains, que je crée un nouveau compte, pour filtrer plus sévèrement les auteurs ? Je ne pense pas que cela suffise, je suis très pessimiste...

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mercredi 19 décembre 2018

Les joies du code: Quand un bug passe inaperçu en prod

Quand un bug passe inaperçu en prod

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vendredi 14 décembre 2018

Le nombrilisme comme revendication sociale

Le mouvement des gilets jaunes est une illustration d’une mutation profonde de la revendication et de ses formes. Nous passons d’une revendication collective, éventuellement pour un groupe, à une revendication individualisée, presque nombriliste : le moi l’a remporté sur le nous, le présent sur le futur.

Si ce processus ne date pas d’hier, les nouveaux usages auxquels donnent accès les outils que sont les réseaux sociaux permettent de regrouper des individualismes sans les fédérer, et le mouvement des gilets jaunes en est la parfaite illustration. Chacun revendique pour son intérêt propre comme le démontre la liste au père Noël de leurs revendications. L’intérêt général ne fait pas partie de ces revendications, donc l’accroissement de la dette n’est pas un problème, l’entrisme des groupuscules extrémistes et complotistes n’est pas un problème, les conséquences sur l’économie et les autres citoyens n’est pas un problème, tout comme les casseurs ne semblent pas non plus être un problème. Quant on revendique pour soit même, pour sa petite personne, les conséquences sont forcément pour les autres. La déresponsabilisation est totale.

Pour les syndicats, dont l’identité est le « nous », cette évolution vers le « je » est mortifère. Faut-il qu’ils suivent cette évolution ou au contraire la combattre ?

Il me semble, mais ce n’est que mon avis, que s’ils s’engageaient dans une démarche d’individualisation de la revendication, comme pourrait leur permettre les outils numériques, les syndicats perdraient toute leur légitimité. Non pas celle des urnes qui est faible, mais celle d’être un interlocuteur, un corps intermédiaire dont la présence est justifiée par la défense de l’intérêt général.

Jamais un mouvement éruptif, disparate et ponctuel comme les gilets jaunes ne pourra se prévaloir, de défendre l’intérêt général sur le temps long et avec une vision globale.

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mardi 11 décembre 2018

Les joies du code: tu n'y couperas pas

Quand on essaie de me placer sur un projet foireux

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samedi 8 décembre 2018

Mes derniers tweets et retweets

Je tweet beaucoup en ce moment, voici quelques uns de mes dernier tweets et retweets.

Bien sûr je cause beaucoup des #giletsjaunes, surtout la problématique de l'entrisme de puissances étrangères et de mouvements d'extrême droite pour manipuler ce mouvement. Cela fait des mois que j'en cause, et je crois que c'est de plus en plus inquiétant. En tout cas, moi cela me terrifie.

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vendredi 7 décembre 2018

Apprenons à partager les ressources pour sauver le vivant | Gaël Giraud | TEDxTours

Gaël Giraud, lors d'un évènement TedX, s’engage pour alerter et proposer des solutions face à l’urgence de réformer profondément les systèmes destructeurs qui régissent nos sociétés.

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mercredi 5 décembre 2018

Les gilets jaunes se font manipuler, mais c'est trop tard

Je suis en colère contre tous ces incompétents, tant politiques que médiatiques, qui ont tous foncés la tête la première dans le magnifique piège des gilets jaunes. Certains médias commencent à avoir des doutes, à remettre en cause certains aspects du mouvement qui sont pour le moins problématiques, mais c'est trop tard. Le merdier est lancé, et tout le monde va devoir ramer des mois pour le calmer.

Un timing juste opportun

Tous ces gens qui ont réellement des problèmes, et pas juste ce mois-ci, mais depuis des années, comment se fait-il qu'ils se mettent à s'exprimer juste au moment du lancement de la campagne des européennes, juste au moment où les premiers résultats positifs de la politique de Macron arrivent. Quelle drôle de hasard !

Le chômage est en léger recul sur 1 an, l'attractivité économique de la France est forte hausse, l'investissement industriel créateur d'emplois est en hausse, les salaires, pas tous, mais dans pas mal de secteurs sont en hausse en raison du besoin de mains d’œuvre ou plus prosaïquement en raison de la suppression de certaines cotisations, le nombre d'heures supplémentaires est en hausse indiquant un remplissage des carnets de commandes, la France a retrouvé son attractivité touristique d'avant les attentats. Bref les indicateurs commencent, lentement, à passer au vert. Alors je ne me leurre pas, pas pour tout le monde, mais ce léger mieux est totalement passé à l'essoreuse médiatique, écrabouillé par une contestation pour une augmentation de 4ct par litre d'essence, pourtant déjà effacée depuis par la baisse des carburants (voir mon billet là dessus).

Des revendications sans queue ni tête

Comment fait-on pour qu'un mouvement de contestation ne puisse pas se calmer ? C'est très simple, il suffit d'avoir des revendications impossibles à satisfaire, voir contradictoires, afin que l'interlocuteur en face ne puisse jamais y répondre.

Aucun syndicat, même le plus extrémiste n'aurait osé faire une lettre au père Noël comme l'ont fait les gilets jaunes, car l'objectif d'un syndicat c'est d'obtenir des avancées sociales, pas le chaos. Un syndicat qui se lance dans une contestation, doit envisager dès le début une sortie, sinon il perd ses troupes en court de route et sa crédibilité. Mais le mouvement des gilets jaunes, ne cherche plus depuis longtemps à obtenir quelque chose. C'est un mouvement d'opposition à tout. Un gloubiboulga de contestations sans revendications sur lesquelles le gouvernement pourrait faire des propositions.

Intrinsèquement, le mouvement des gilets jaunes ne permet pas que le gouvernement puisse lâcher quoique ce soit. Quelque soit les actions du gouvernement, il y aura tjs un autre sujet de la lettre au père Noël qui ne sera pas satisfait.

Manipulation il y a, et cela devient visible

Au delà des affinités politiques de certains gilets jaunes médiatisés, il y a un truc qui devrait nous interpeller: pourquoi les soit disant porte-paroles des GJ reçoivent des menaces de mort s'ils rencontrent le gouvernement ? Pourquoi le mouvement est incapable de s'organiser ? C'est si compliqué de trouver des porte-paroles ?

La réponse est simple, c'est qu'il y a des gens qui ont intérêt à ce que ce mouvement dure et ne trouve aucune issue. Il faut que cela pourrisse pour tenter d’agréger d'autres colères, réelles ou fictives comme celles des lycéens ou des routiers. Il faut mettre le pays à feu et à sang, casser la reprise économique, la reprise du tourisme, affaiblir l'économie pour affaiblir Emmanuel Macron. Le but n'est clairement pas d’améliorer les fins de mois de ceux qui sont dans la merde, car n'importe qui d'un peu censé sait que si une taxe baisse d'un côté, il faut en augmenter une autre.

Des élus d'opposition pitoyables

A vouloir essayer de faire peuple en embrassant la cause des gilets jaunes, les élus d'opposition n'ont pas compris qu'ils se décrédibilisaient encore plus. Ils sont inaudibles au sein du mouvement des gilets jaunes qui rejette en bloc tous les corps intermédiaires (syndicats et partis) et ridicules auprès du reste de la population. C'est le jeu du qui perd, perd !

Les oppositions en demandant une démission du 1er ministre ou du président de la république, en plus d'être non républicains, distillent dans la tête des électeurs qu'il suffit de bloquer quelques rond-points pour remettre en cause les principes démocratiques de notre pays. Ils auront l'air fin s'ils arrivent un jour aux affaires et qu'au bout de 18 mois ont leur ressort leurs propos de 2018 !

Les média ont joués avec le feu

En donnant la parole sans aucune mise en perspective ou contradiction, en relayant tous les mots d'ordre sans se demander qui parlait, en amplifiant et légitimant les contenus des réseaux sociaux, ils ont créé un monstre sans tête ni cervelle, emplis de frustrations. La télé émotionnelle a vaincue la télé qui pense (idem pour les autres, presse ou radio). Et maintenant que les journalistes se réveillent, ils ont beau expliquer, plus personne ne les écoute.

À jouer avec les émotions, les média ont oublié que les démentis et analyses sont vues et entendues par moins de 10% de ceux qui ont juste regardé les gros titres. Ramez maintenant pour dégonfler la bête immonde des gilets jaunes démagogiques et casseurs qui n'a plus rien à voir avec les personnes dans la merde qui y étaient au commencement. Ramez maintenant pour que des dizaines de milliers de gens que vous avez aidé à chauffer à blanc de colère, reviennent sur terre et se retrouvent avec le goût amer de la frustration.

Allez-y les experts, les éditorialistes condescendants, les champions de l'infotainment. Allez leur dire à tous ces gens qui souffrent pour de vrai que vous vous êtes bien foutu de leur gueule dans votre intérêt et qu'ils n'auront que quelques centimes de plus à la fin du mois, car dans la vraie vie, le gouvernement n'a pas de marge de manœuvre. Allez-y, assumez d'avoir fait miroiter de faux espoirs juste pour faire du buzz et l'audimat. Allez-y...

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mardi 4 décembre 2018

Mobilité: 82% des stations du métro de Barcelone sont accessibles aux personnes handicapées. À Paris, une seule ligne de métro

Entre les ascenseurs en panne, les gens qui n'en ont rien à faire, les rampes encombrées, les places de stationnement réservées occupées, les portes trop difficiles à ouvrir, les tourniqués trop étroits, les trottoirs sans bateau pour en descendre... il est extrêmement difficile de se déplacer pour les personnes à mobilité réduite.

La mobilité réduite ne concerne pas que des handicapés en fauteuil, il y a aussi les personnes âgées ou blessées, les parents avec des poussettes ou enfants en bas âge, les touristes avec leurs valises. L'accessibilité concerne tout le monde, pas forcément les autres.

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jeudi 29 novembre 2018

Connaitre le serveur DNS utilisé sous Ubuntu

Sous Linux, pour connaître l'adresse du serveur DNS en cours d'utilisation, il suffit de faire

cat /etc/resolv.conf

Sauf que cela ne fonctionne pas sous Ubuntu. En effet, Ubuntu utilise un serveur DNS local et la commande précédente renvoi une réponse du genre

nameserver 127.0.0.53

Donc la solution consiste à interroger le NetworkManager

nmcli dev show |grep DNS

Qui retournera soit l'IP de la passerelle (celle de la box dans votre réseau local) si vous êtes derrière une box et configuré en DHCP et NAT, soit celle de votre fournisseur d'accès si vous êtes en mode transparence (box invisible pour votre ordi), soit celle configurée si vous avez spécifié un DNS manuellement dans votre config. Mois j'ai configuré les DNS suivant et cela donne ça:

IP4.DNS[1]: 9.9.9.9
IP4.DNS[2]: 1.1.1.1

Pour les configurer il suffit d'aller dans le paramétrage du réseau

Parametrage du DNS sous Ubuntu

Et pour savoir pourquoi j'ai choisi ces serveurs DNS vous pouvez lire l'article de Korben.

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mercredi 28 novembre 2018

Transition écologique

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