jeudi 13 juin 2024

Le numérique et l'enseignement

L’auteur Ploum a produit sur son blog un très intéressant billet Petite écologie de l’éducation et de l’informatique où il traite entre autres de l’enseignement de l’informatique à l’école et de l’importance en démocratie que les citoyens comprennent ce que cela recouvre.

Le numérique chez les profs

J’ai pas mal de point d’accord avec Ploum, notamment le fait que les enseignants sont mal, peu ou pas formé à l’usage du numérique. Je pourrais dire pour leur défense qu’ils ne sont pas pires que le reste de la population. Alors oui ils sont censés, en tant qu’enseignants, s’auto-former pour pouvoir transmettre des compétences et des connaissances au goût du jour. Certes, certes, mais si vous dites cela à un enseignant de Français, il vous dira que son métier c’est d’être au point sur l’enseignement du français et pas du numérique. Et c’est la même chose pour la plupart des matières.

Il existe des formations qui sont proposées aux enseignants. J’en ai suivi une transversale dont le thème était de former les futurs citoyens numériques (ou un truc dans le genre). Le public présent à cette formation était pour moitié des gens qui se posaient déjà la question, donc pas ceux forcément qui en avaient le plus besoin de mon point de vue.

Faire évoluer les apprentissages

Mes discussions à la cantine ou en salle des profs sont aussi très éclairantes sur l’inculture numérique. Je vous donne un exemple, essayez de parler d’IA à des profs et la majorité voient cela comme un problème à proscrire de leur classe, une raison de supprimer les écrans et pire que tout, de ne pas donner de travail à la maison aux élèves. La question de comment intégrer ces outils dans les apprentissages est systématiquement oubliée.

Et c’est la même chose avec l’usage du smartphone ou des tablettes en classe. Comment remettre en cause un fonctionnement existant depuis des décennies quand les élèves acquièrent plus vite les outils que les enseignants ? C’est une remise en cause du rôle de l’enseignant, une mise en danger que personne n’a envie de vivre devant une classe. Les élèves, par essence, trouvent toutes les failles de leurs enseignants. Construire une séance avec des outils numériques connectés entre eux et être capable d’évaluer chacun des élèves est un challenge que j’ai pour ma part du mal à relever et pourtant je ne suis pas maladroit avec les outils numériques.

Utiliser son intelligence à tricher plutôt qu’apprendre et comprendre

Il faut bien se mettre en tête que les élèves sont pour plus de la moitié non pas là pour se former, mais là pour obtenir une note suffisante pour avoir la paix. La triche ou le contournement sont donc généralisés et le mode de fonctionnement par défaut. Ces élèves contournent ou trichent, même lorsqu’il n’y a pas d’évaluation, parce que c’est devenu le fonctionnement normal. Les outils numériques sont parfaits pour atteindre cet objectif.

L’enseignant que je suis, se retrouve devant le dilemme de brider la créativité des élèves pour assurer une équité des évaluations, ou fermer les yeux (car ils sont nuls en plus lorsqu’ils trichent) pour encourager la découverte et l’appropriation des outils numériques, notamment pour les meilleurs éléments.

Je vous donne un exemple : je propose un exercice de programmation non noté. La majorité de la classe est en difficulté. Je fais la correction avec explication. J’efface le tableau et leur demande de le refaire. Certains ont photographié la correction, et ont utilisé un outil de Google pour extraire le code de la photo, et partagent le résultat sur le groupe whatsapp de la classe et sur un outil collaboratif en ligne. Pédagogiquement parlant, c’est intéressant comme utilisation des outils numériques et comme travail collaboratif, mais du point de vue de la programmation, c’est nul. Faut-il pour autant interdire le smartphone en classe ? J’ai choisi que non, mais la conséquence c’est que les écarts de niveau entre les élèves s’accroissent. Il va falloir trouver une mesure pour ne pas perdre les élèves qui accumulent du retard en pensant que tricher suffit.

Autre exemple: les élèves ont une évaluation de 3h durant laquelle ils doivent réaliser une simulation similaire à celle faite en TP. Ils ont accès à internet et à tous les documents de cours dont le TP. En rendant le TP pour l’évaluation, ils ou elles sont assurées d’avoir 8/20. Un seul élève l’a compris. Les autres élèves faibles se sont tous démenés pour récupérer le travail des autres, certains sans même se fatiguer à cacher l’origine. Du coût j’évalue quoi, la capacité à récupérer un fichier avec une messagerie (compétence collège), ou la capacité à réaliser une simulation (compétence terminale) ?

Les IA générative aggravent le processus

Puisque les élèves ont pris le pli de d’abord essayer de tricher pour garantir une hypothétique note, plutôt que de réfléchir, vous vous doutez bien que l'avènement des IA génératives qui sont massivement utilisées, ne va pas arranger les choses. Comment convaincre un élève qu'il doit faire des recherche et s'approprier le sujet pour son oral de BAC, quand ils et elles croient qu'il suffit de poser la question à n'importe quelle IA générative genre ChatGPT, pour s'en sortir. La séduction de ces outils est juste trop forte. Un outil qui fait en 15s ce qu'ils n'arrivent pas à produire en 6h, même avec l'aide d'un enseignant bienveillant qui leur mâche le travail en leur fournissant les mots clé, les renvois aux éléments de cours, voir même le plan.

Les bons éléments ont compris qu'ils ne seront à l'aise à l'oral que s'ils sont les auteurs de leur propos, et que les IA générative ne peuvent être que des outils de type "super moteur de recherche" pour ouvrir à un maximum de sources d'information à digérer. Les élèves médiocres penseront qu'il leur suffira de recracher la synthèse faite par l'IA, et se feront gentiment, et avec plein de bienveillance, exploser à l'oral, par des enseignants qui veulent évaluer des élèves qui ont fait le job et pas des perroquets.

Les IA génératives sont également très douées pour produire du code simple. Comment convaincre mes élèves qu'ils peuvent copier/coller n'importe quel code sur internet ou venant d'une IA générative, à condition d'en comprendre toutes les lignes. Avec leurs habitudes du résultat plus important que la compréhension, ils me répondent systématiquement "mais ça marche monsieur". J'ai beau leur dire que je leur enseigne la capacité à comprendre et pas à produire du code que n'importe quel programme peut faire mieux qu'eux, vu leur niveau, je ne touche qu'une minorité des élèves.

Tout ça pour dire qu'il va falloir inventer de nouvelle forme de pédagogie incluant ces outils, mais il y a du taf et les mauvaises habitudes ont la peau dure.

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mercredi 12 juin 2024

Les IA inventent des citations fausses d’auteurs réels

Dès l’émergence de ChatGPT, il est apparu qu’une IA conversationnelle pouvait inventer du contenu, ce qui est un peu ce que l’on attend d’elle, mais aussi des références. Un avocat qui avait demandé à ChatGPT de lui produire sa plaidoirie s’est retrouvé avec des références à des articles de loi tout à fait crédibles mais absolument farfelues. Il s'est fait explosé au tribunal est a gagné en notoriété grâce à ce bad buzz.

On retrouve le même problème pour les sources d’un propos, qui sont attribuées à n’importe qui. C’est l’expérience qu’à vécu Émilie M Bender, qui s’est vu attribuer des propos qu’elle n’a jamais tenus par une IA générative. Un nouveau média, Biharprabha, dont le contenu est généré non pas par des journalistes mais par une IA générative, a mis en ligne un article prêtant des propos faux à Émilie M Bender. Celle-ci se retrouve donc cité comme auteur de propos qui entache sa crédibilité de scientifique, totalement à son insu. Ce n’est que par ce qu’elle fait une veille des articles la citant qu’elle l’a découvert.

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dimanche 10 mars 2024

Des hashtags dans les titres

J'ai commencé dernièrement à mettre le hashtag #kdrama dans les billets où j'en cause. Je vous explique pourquoi.

J'ai mis en place un système qui publie automatiquement sur Mastodon, les billets que je publie ici sur ce blog. Un pouet et un billet diffèrent dans la longueur, mais aussi dans le fait qu'un billet possède un titre et pas un pouet. L'outil qui fait le lien entre mon blog et Mastodon, a donc choisi de publier un lien vers vers le billet et le titre du billet comme contenu du pouet. C'est tout à fait logique, mais du coup, si je veux qu'un pouet comporte un hashtag, il faut le mettre dans le titre.

Pour l'instant je ne le fait qu'avec le sujet des kdrama, mais il n'est pas à exclure que je généralise la chose.

A noter que les hashtag sont des caractère réserver dans les URL donc les liens vers les billets n'en ont pas.

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mardi 5 mars 2024

Démocraties en danger face à l'industrialisation de la désinformation

Même si j'ai complètement débranché de la politique en ce moment, je reste un citoyen attentif. Chaque fois que je regarde, même de loin, la politique je suis affolé par la tournure que prennent les choses.

Dénigrement comme seul message politique

Le format médiatique impose les phrase courtes et percutante. La construction d'une pensée complexe n'intéresse pas les média ou les réseaux sociaux, car cela n'intéresse pas non plus la grande majorité des spectateurs de ces média.

On se retrouve donc avec des oppositions qui n'ont plus de projet politique autre que de casser les actions du gouvernement, non pas forcément car ils n'ont pas d'opinion construite (quoique pour certains on a des doutes), mais parce que ce n'est pas ce que les média ou RS veulent retenir de leur propos. Dans un format ultra concis, il ne reste que le dénigrement de l'action du gouvernement ou des institution et il n'y a plus la place pour élaborer une critique.

Les média, les RS et les politiques qui veulent exister dans ces formats, entérinent une forme de communication politique sans plus aucun contenu. A l'heure de la petite phrase sans nuance, comme seul format, ils créent eux même le rejet de la politique, considérée comme vide de tout sens, et créant du rejet épidermique des messages politiques qui ne sont même plus écoutés. Seules les réactions émotionnelles aux messages politiques deviennent de l'information, et de part leur nature ne laisse aucune place à la nuance.

Manipulation en France

Dans ce paysage médiatico-politique qui se stérilise et éloigne du sens et des explications, les états dit illibéraux, disposent d'un levier fantastique pour influencer les opinions et mettre en difficultés les démocraties. On le sait avec la Russie de Poutine qui dispose d'une puissante organisation de désinformation qui cible toutes les démocraties occidentales. L'exemple le plus évident est bien sûr les campagnes délirantes de désinformation en Afrique pour nuire à l'État français, les soutiens financiers aux partis extrémistes français (le RN de manière ostentatoire ou LFI plus subtilement), le soutien et l'amplification par les fermes à troll de tout ce qui nuit au gouvernement (gilets jaunes et toutes les colères légitimes).

On savait les Russe de Poutine, expert dans ces actions de nuisance et déstabilisation de la France. Mais d'autres états, plus discrètement font de même. La Turquie l'a beaucoup fait par le passé. La Chine vient de se faire prendre ouvertement il y a quelques mois.

La Chine sème la désinformation sur les feux à Hawaii en utilisant des contenus générés par IA

Dans cet article de Courrier International citant le New York Times, on apprend que des groupes chinois ont exploité les feux qui ont ravagés Hawaï pour faire circuler des rumeurs sur une arme météorologique testée par les USA. Les textes et les images ont été créées en utilisant des IA génératives pour rendre le propos plus crédible.

Les IA permettent d'industrialiser la désinformation

Grâce aux IA génératives qui permettent de créer du texte dans la plus part des langues, en imitant le style d'un auteur, sur n'importe quel sujet, il va être quasi impossible au commun des mortels de savoir si une source est véridique. Même chose pour les images générées qui en quelques mois sont devenues de plus en plus réalistes. Il existe déjà des IA génératives capables de modifier des vidéos pour faire dire ce que l'on veut à une personne. En ce moment, les tous premiers films générés par IA sont en train d'être testés. Pour de courtes séquences, de celles que l'on utilise sur les réseaux sociaux, les IA génératives peuvent être crédibles.

Les IA génératives, couplées à des fermes à troll (des centaines de milliers de faux comptes sur les réseaux sociaux), sont donc en capacité de contourner les systèmes de détection des faux comptes, et de propager n'importe quel désinformation. Il est donc possible de manipuler les opinions, de soutenir et d'amplifier des courants d'opinion très minoritaires en les propulsant à des niveaux de visibilité disproportionnés, de propager des messages totalement faux avec beaucoup plus de force que les messages vrais, de déformer des propos réels pour induire en erreur et faire passer le propos erroné pour réel...

Nos démocraties sont en danger, car par essence une démocratie ne peut pas user de la désinformation comme le fait une dictature ou un état illibéral. Il y a donc une dissymétrie dans les mesures que peuvent prendre les démocraties pour se protéger.

Mal barrés

Je suis pour ma part très inquiet, surtout quand j'entends les propos que certains de mes élèves répètent sans problème. La guerre en Ukraine est un impressionnant terrain d'expérimentation de la désinformation, et les jeunes ne semblent pas très bien armés pour s'en protéger alors qu'ils sont déjà sensibilisé au problème. Autant dire que les aînés sont carrément des victimes en puissance. Nos démocraties sont en danger, et je ne vois pas comment mieux les protéger.

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dimanche 3 mars 2024

Quelques #kdrama que j'ai plus ou moins aimés

Je vous partage mes dernières séries coréennes vues sur Netflix, avec une petit commentaire perso et une notation toute personnelle de 1 à 3 (aimé un peu à adoré)

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dimanche 25 février 2024

Agrivoltaïsme : partager le soleil entre agriculture et photovoltaïque

Dans le développement du solaire comme source d'énergie, il y a 2 principaux problèmes:

  • L'intermittence
  • L'emprise au sol

J’exclue délibérément le recyclage des panneaux solaire puisque si effectivement cette filière est balbutiante, elle est en plein essor et donc ne devrait plus être un enjeux pour s'opposer au photovoltaïque dans les prochains mois.

Pour l'intermittence, il est clair qu'il faut combiner le photovoltaïque avec une source d'énergie pilotable. La France a choisi le nucléaire et dispose d'un ensemble de barrages hydroélectriques qui permettent de piloter la production en fonction de la demande. L'Allemagne pour sa part à choisi le gaz. Demain les solutions de stockage émergeront sûrement, mais pour l'instant elles ne sont pas viables.

Autre problème l'emprise au sol. Il est évident que de construire des ombrières sur les parking devrait être obligatoire, car remplacer du macadam par des panneaux solaires ne change rien en terme d'emprise au sol. Mettre des panneaux solaire sur les toits est aussi logique, mais cela à coût plus important que de simplement les poser au sol.

Il y a donc certains qui mettent en place des installations solaires sur des terrains agricoles, juste pour une histoire de coût d'installation. C'est un non sens écologique, d'autant plus que si demain nous voulons réduire les intrants dans l'agriculture, il y aura forcément des baisses de productivité à l’hectare. Il faut donc conserver les surfaces agricoles et ne pas les recouvrir de quoi que ce soit.

J'ai découvert qu'à Thorenc (43.8012637423595, 6.781306742334832), le long du plateau de Gréolière, d’immenses champs de panneaux photovoltaïques ont été implantés, non pas dans les prés dans la vallée, mais sur les coteaux où la pente ne permet pas la culture facilement. En plus, les panneaux en étant à flan de colline, ont exactement la bonne inclinaison (entre 30 et 45°) pour un rendement optimum. J'ai trouvé ça génial.

Une autre approche est de combiner les panneaux solaires avec l'agriculture en dessous. Dans ce cas les panneaux sont espacés pour ne pas occulter trop le soleil et installés sur des structures suffisamment hautes pour laisser passer les engins agricoles en dessous. Des études sont en cours pour déterminer la densité optimum de panneaux solaires, mais il semble, que la présence des panneaux peut même apporter un plus pour certaines cultures ou pour l'élevage. Voici un exemple de démonstrateur d’agrivoltaïsme sur vignes en Gironde. Il y a même des gens qui font la promotion de l'agrivoltaïsme.

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jeudi 15 février 2024

#Kdrama : l'impératrice Ki

Empress KiJe vais vous parler d'un #kdrama particulier dans lequel je me suis plongé pendant mon dernier pseudo-COVID[1], où j'étais vautré pendant plusieurs jours entre le canapé et le lit.

Attention, avant de rentré dans ce kdrama de 51 épisodes, il faut une préparation mentale adéquate. N'y allez pas sans, je vous le conseil.

Présentation

Cette série historique coréenne a comme les auteurs de #kdrama savent parfaitement le faire, des intrigues de cour bien tordues, des combats épiques, des costumes extraordinaires, des acteurs et actrices forcément beaux et belles. Jusque là c'est du classique du genre. Mais cette fois-ci, l'histoire se déroule non pas sous Joseon (la dynastie coréenne où se déroulent la plupart des kdrama historiques), mais avant (si j'ai bien compris c'est vers 1350), dans l'empire Yuan (le grand voisin qui deviendra la Chine) et le petit royaume de Goryeo (qui deviendra Joseon puis la Corée).

Comme les deux sociétés goryeo et mongoles ont les mêmes racines culturelles, on y retrouve une organisation sociale et hiérarchique très similaires[2]. Les costumes sont différents, mais pas tant que ça. Les intrigues de cours sont du même genre, mais avec une distribution du pouvoir différente de celles des intrigues sous Joseon, mais cela reste très proche. Les combats sont avec des sabres et des flèches, personne à cette époque n'a encore imaginé d'utiliser la poudre dans un truc portable pour envoyer un projectile.

Synopsis

Je ne divulgache rien puisque c'est le premier épisode qui nous le présente comme ça, dans le premier 1/4h. La personnage principale est une jeune femme, envoyée comme esclave en tribut par son pays Goryeo à l'empire Yuan quand elle était jeune fille et qui après s'être échappée, devient une redoutable guerrière qui finira par être impératrice du Yuan.

Il y a bien sûr un triangle amoureux insoluble (présenté tout de suite dans les 4 premières minutes). Je ne suis pas sûr que cela présente le moindre intérêt d'en dire plus, car avec les mots clés esclave, guerrière, impératrice et triangle amoureux, vous avez l'essentiel. On sait d'où elle part, où elle arrive, et avec qui. On se doute bien que le chemin ne sera pas le plus simple.

Pour apprécier cette histoire

Quelques rappels pour les non initiés avant de rentrer dans les 51 épisodes:

  1. Je vous conseille d'avoir déjà vu un kdrama en costume avant. Même si les choses sont expliquées, il faut être un peu habitué aux règles de la cours pour comprendre certaines allusions souvent soulignées grossièrement par le réalisateur, mais aussi les rôles des personnages secondaires ou les règles de fonctionnement de la cours. Dans mes préféré je vous conseille The King's Affection'' ou Hwarang'')
  2. Ce kdrama use et abuse des gros plans. Je pense même que les gros plans sont une demande de Netflix, pour un meilleur affichage sur smartphone. Vous pouvez donc regarder ce kdrama sur n'importe quel écran, c'est prévu pour. Chaque fois qu'il y a des grande vues d'ensemble, elles sont courtes et suivi de gros plans. C'est un peu dommage parfois, car ils ont fait des tournages en extérieurs qui ne sont pas vraiment mis en valeur.
  3. La qualité des sous-titre est très variable d'un épisode à l'autre, ce qui peut être un peu agaçant, surtout sur quelques épisodes, où ils ne restent pas assez longtemps à l'écran (autour du 40 dans l'intrigue du trésor).
  4. C'est un kdrama, donc on y retrouve toutes les horreurs cinématographiques du genre :
    • trop souvent, une lumière absolument irréaliste, allant jusqu'à mettre des bougies dans des grottes ou des pièces secrètes qu'ils viennent de découvrir.
    • maquillage et tenues toujours parfaites. Les scènes de bannissement des impératrices permettent de voir la beauté des actrices sans subterfuges ou alors discrets. Je ne suis pas une bonne référence, car j'aime les femmes peu ou pas maquillées.
    • des erreurs d'accessoiristes ou scénaristiques: la nourriture est entamée sur une scène et plus sur la suivante, il y a de l'or alors qu'il ne devrait y avoir que de la monnaie papier, on voit les nez de marche en allu d'un décor, il y a des stalactites dans un bâtiment,
    • des héros méga bad as qui terrassent leurs ennemis à 1 contre 10, qui tuent en effleurant du sabre, mais survivent à un coup de sabre dans le ventre et retournent au combats quelques jours après.
    • selon les besoins du scénario, la même distance est parcouru avec des temps de déplacement irréalistes ou incohérents. Même chose pour les changements de tenus qui sont quasi instantanés.
    • les méchants sont très méchants avec le rire sardonique qui va bien (pas la moindre chance qu'ils ou elles se repentent), les gentils et gentilles sont soit les meilleurs, soit idiots. Les rares cas compliqués sont bien sûr les héros, qui eux changent au cours de l'histoire (ok je suis un peu caricatural là, il y a quelques seconds rôles attachants qui évoluent aussi).
  5. Un épisode fait 1h, donc se dégager le temps. Je me suis fait un marathon de 24h[3]. Ça vide bien la tête mais on culpabilise un peu après.
  6. Les scénaristes veulent nous raconter une histoire, et ils mettent de gros panneaux pour que l'on suive le chemin qu'ils ont dessiné. Les cinéphiles diront que ces panneaux gâchent le paysage cinématographique. C'est très probable. Mais en se laissant porté sans chercher la petite bête, on a quand même une belle histoire et des émotions. Donc surtout, se laisser porter, comme les enfants à Disneyland : tout le monde sait que c'est du faux, mais c'est sympa.
J'aime/j'aime pas (j'essaie sans sploil)

Ma note: un 2/3 généreux Pour être plus précis, je dirais 6/10 pour première partie et 3/10 pour la 2ème.

Je suis un peu contrarié par la qualité très variable dans cette série. Le première partie jusqu'à l'épisode 37 est une longue succession de rebondissement, de changement de cadre, de lutes de pouvoir toutes les plus tordues les unes que les autres, avec de chouettes scènes et des acteurs qui évoluent. On a de quoi se régaler. A partir de l'épisode 38, on sent un changement de rythme et une qualité en baisse sur tous les plans : intrigue faible et de plus en plus irréaliste, plus du tout d'humour, romance quasi à l'arrêt, personnages secondaires qui n'ont plus rien à dire ou faire, jeu d'acteur appauvri...

Pour la suite je fait abstraction de la 2ème partie qui est nulle (en fait la série aurait pu s’arrêter à l'épisode 37).

  • Acteurs et actrices: j'ai trouvé le jeu d'acteur un peu faible. Le style veut que ce soit surjoué, mais ce n'est quand même pas tout le temps nécessaire. L'actrice principale est très bien dans les premiers épisodes quand on la voit évoluer dans différents univers. Ensuite son jeu se fige une fois qu'elle est (sploil)[4]. Je crains que ce ne soit la direction d'acteur qui veuille ça et c'est dommage. L'empereur est lui un piètre acteur, incapable de jouer l'idiot, l'ivrogne ou l'amoureux transis avant l'épisode 45. Le roi de Goryeo a lui aussi un jeu d'acteur très vite figé, alors que l'acteur semble super. Les rôles secondaires sont sympas au début, mais ne sortent plus de leur caricature et c'est un peu lassant (même rire, même réplique, même expression du visage sur 51 épisodes). Il y en a quelques uns excellents (le très vilain, l'eunuque chef, Taltal).
  • Image: comme dit précédemment, la série est filmée pour être vue sur petit écran, donc tout est filmé en gros plan et les arrières plan sont forcément flou. Donc à part les visages parfaits des héros et héroïnes, on ne profite pas vraiment des décors.
  • Musique: il y a constamment de la musique en fond, des violons pendant 10min des fois que l'on ai pas compris que c'est une scène avec une once de romance, de la musique à suspense qui n'en fini plus de faire crisser les dents, pour pas que l'on loupe la scène où il va se passer quelque chose 10 min plus tard. Bref c'est pas bon. La musique du générique de fin change parfois, sans que l'on puisse savoir pourquoi.
  • Combats: tous les combats sont les mêmes ou presque, il n'y a que la tenue des acteurs qui changent. C'est un peu dommage qu'il n'ai pas changé les angles de prise de vue, les techniques de combat (les bandit se battent exactement comme les militaires).
  • Romance: j'ai eu des larmes, un peu, mais niveau tendresse c'est pas ça. Interdiction de se toucher à cette époque, donc c'est frustrant. Il y a plus d'affection avec les enfants des autres qu'avec le conjoint dont ils sont supposés être raide dingue. J'ai trouvé les scénaristes durs avec nous.
  • Costumes: bon là par contre, on s'en met plein les mirettes. Je soupçonne que la moitié du budget du film y est passé.

Conclusion, on est clairement dans du kdrama premier prix au niveau scénario, image et jeu d'acteur. Les décors grandioses sont sous exploité (quelques images de synthèses aurait pu faire des trucs sympa). Il y a de bons acteurs et actrices parfois sous employées, quelques mauvais (malheureusement aussi dans les rôles principaux). Les costumes sont magnifiques.

Liens

Notes

[1] Je dis pseudo-COVID, car ça en avait tous les symptômes mais le test antigenique ne l'a pas détecté. Donc un truc genre COVID ou vilain rhume, qui met bien à plat et congestionne toute la sphère ORL au point de faire même disparaître encore une fois mon odorat.

[2] Probablement vrai car Goryeo est occupée par les mongoles, il y a donc du brassage culturel, ou alors du fait que les scénaristes soient coréens, je n'en sais rien

[3] J'ai fait ça le jour où je n'arrivais pas à me coucher à cause de mon nez qui coulait et obstruait ma respiration, m'obligeant à rester assis.

[4] concubine

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samedi 28 octobre 2023

Ça n'a aucun sens donc c'est français

Toujours aussi excellent, voici un autre récit de bataille par Odieux Connard après la bataille de Chesapeake :

En 1795, la flotte hollandaise pense qu'être en mer est suffisant pour se mettre à l'abri de la cavalerie française. Grossière erreur. Voici donc l'une des batailles navales les plus improbables de l'histoire.

Le Petit Théâtre des Opérations - La Bataille navale remportée par de la cavalerie

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vendredi 27 octobre 2023

LibreOffice Calc: alterner les couleurs des lignes

Pour rendre mes grilles de notation de mes élèves plus lisibles, j'ai voulu faire comme les comptable, c'est à dire alterner la couleur de fond des lignes dans une feuille de calcule. C'est super simple à faire une fois que l'on a compris la logique.

Source de l'astuce

  1. Créer un style pour le fond de cellule. Le plus simple est de mettre en forme une cellule ou une plage de cellules, sélectionner la ou les cellules, puis créer un style à partir de la sélection.
  2. Sélectionner la grille à mettre en page, puis menu Format -> Conditionnel -> Condition...
  3. Choisir comme condition La formule est et copier le test suivant EST.IMPAIR(LIGNE()) et dans le sélecteur de style choisir le style créé précédament puis valider.

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dimanche 15 octobre 2023

Ma mission d'enseignant en une image

Une enseignante représentée par un pot riche de fleurs, arrose des enfants représentés par des pots contenant une fleur qui demande à germer

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mercredi 4 octobre 2023

Utilisez Firefox

Dans l'image ci-dessous on voit de petites estafettes de la fondation Mozilla garées devant un Apple Store à Berlin et offrant du café aux passants avec les messages suivant dessus:

  • Safari est un très bon navigateur pour télécharger Firefox
  • Toutes les routes ne mènent pas à Chrome
Utilisez Firefox

Source

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mardi 26 septembre 2023

La vraie conspiration

J'ai adoré cette BD et donc je vous l'ai traduite

La conspiration

La Conspiration
  1. Un type avec un chapeau en aluminium dans un bar avec une chope de bière : LE GOUVERNEMENT ARMÉ S'EN PREND À TRUMP ! !!
  2. Un deuxième type avec une casquette s'approche : Mec, t'as entendu parler de la VRAIE conspiration ? Le type au chapeau en alu : La vraie quoi ?
  3. Le gars à la casquette : Trump a vraiment perdu en 2020 et a essayé de voler l'élection. Les médias que vous consommez vous ont menti !
  4. L'homme à la casquette : Il y a beaucoup d'argent à gagner en vous maintenant mal informés. Tu votes pour des réductions d'impôts pour les milliardaires, des salaires bas pour toi-même, et tu laisses les grandes compagnies pétrolières mettre le feu au monde !
  5. Le gars à la casquette : RÉVEILLE-TOI, ESPÈCE DE CRÉDULE, ET FAIS-TOI UNE IDÉE DE LA RÉALITÉ.
  6. L'homme au chapeau en toile : C'est la chose la plus folle que j'aie jamais entendue ! Le type à la casquette s'éloigne : Profite de la Matrice, imbécile.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Source

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samedi 23 septembre 2023

La bataille de Chesapeake : le tournant de la guerre d'indépendance américaine

Voilà une manière très intéressante de faire de l'histoire. J'ai découvert tout à fait par hasard, ce pouet sur Mastodon qui renvoi vers une vidéo racontant sur un ton badin, la bataille de Chesapeake pendant la guerre indépendance américaine durant laquelle les américains reçurent une aide financière et en homme pour combattre les anglais.

L'Hermione toutes voiles dehorsJe me suis intéressé à cette bataille il y a quelques années, lorsque j'ai commencé à essayer d'écrire une histoire dont une partie se déroule sur le bateau de l'Amiral de Grasse, qui menait la flotte française lors de cette bataille à bord de La concorde[1], le sister-ship d'un autre bateau français beaucoup plus célèbre, l'Hermione. L'Hermione est le bateau qui a mené Lafayette jusqu'aux Amériques et permis de participer à la guerre d'indépendance, scellant le lien Franco-américain pour des siècles.

La Concorde a eu beaucoup moins de gloire, et serait oubliée sans ses plans qui lui ont survécu, contrairement à ceux de l'Hermione. Lorsque le projet fou de faire une réplique de l'Hermione a été lancé dans les années 90, c'est grâce au plans de la Concorde qu'il a pu être mené afin d'être le plus fidèle possible de l'original.

Un jour je me remettrais à écrire et j'essaierai de terminer mon histoire qui se passe en 1781.

Le lien vers la vidéo

Note

[1] Il va falloir que j'investigue, car dans la vidéo on parle du "Ville de Paris", alors que moi j'avais "La Concorde" comme bateau pour l'Amiral de Grasse.

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mercredi 20 septembre 2023

Home assistant et Android Auto

J'ai eu l'excellente surprise en jouant avec Android auto de découvrir que l'application Android de Home assistant, l'outil de domotique libre que j'utilise à la maison, était compatible avec Android auto et proposait donc une application simplifiée qui s'affiche sur l'écran de la voiture et donne accès à quelques éléments domotique de la maison, dont notamment l'ouverture et la fermeture de ma porte de garage.

Android auto est une mise à disposition sur l'écran de la voiture, des applications android qui disposent d'une version adaptée au fonctionnement en voiture. On y retrouve les applications suivantes:

  • La navigation (maps ou waze).
  • La musique. J'utilise VLC et ça fonctionne impeccable.
  • Le téléphone, et on apprécie, en plus des fonctionnalités déjà présentes du mode main libre, la présence des vignettes des fiches de contact
  • Les messages, comme les sms et probablement ceux de certains réseaux sociaux comme whatshap. L'intégration de google assistant est parfaite et permet d'avoir la lecture des messages reçus et de dicter les réponses à la voix. Bien sûr, l'utilisation de Google assistant est un problème, mais ils sont vachement forts pour vous faire changer d'avis.
  • L'application Radiofrance propose des podcasts.
  • Et donc Home assistant

En allant dans les paramètres de l'application mobile "Home Assistant" il est possible de définir les widget préférées que l'on veut voir dans Android Auto. Pour l'instant je n'en ai qu'un seul, ma porte de garage, mais c'est déjà bien pratique.

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dimanche 17 septembre 2023

La violence, la police et notre potentiel d'indignation

Quelques réflexions sur les violences policières, dans le fil Twitter repris ci-dessous:

Je ne suis pas loin de penser comme dans ce pouet, que la police est intrinsèquement violente, car cela fait partie de sa mission. Il me semble que la société le tolère moins, tout en ayant une minorité qui veut en faire un argument politique.

Assez paradoxalement la société n'accepte plus légitimement la violence et l'inconfort, mais nous sommes abreuvé de représentation violente et malsaine de la société via les films et séries, les chaînes d'info continue ou les réseaux sociaux.

Nos médias nous placent dans une schizophrénie permanente en faisant de nous des spectateurs permanents de la violence pour utiliser mercantilement nos émotions, et nous exhortent avec les mêmes leviers émotionnels et mercantiles à la refuser.

Tout comme le temps de cerveau disponible que se partagent les médias, je pense qu'il y a aussi un potentiel d'indignation ou de réaction/indifférence à la violence, que media, politiques ou cinéastes se battent pour exploiter chez chacun de nous.

Je n'aurais jamais pu être policier, pour moi c'est un des métier les plus dur qui existe et pourtant tellement indispensable. Nos policiers, policières et gendarmes sont exposés en permanence aux pires facettes de la société et des êtres humains. Comme si cela ne suffisait pas, il faut en plus assurer une mission de maintien de l'ordre qui implique qu'ils et elles fassent peur aux citoyens. Face à des citoyens qui ne se laissent pas faire, la violence fait partie de leur moyen de remplir leur mission. De mon point de vue, la mission confiée aux forces de l'ordre est violente pour eux et implique la violence vis à vis des autres.

Cette violence dites légitime, que l'on tolère chez les forces de l'ordre à un corollaire, la sécurité des biens et des personnes, la paix, le respect des règles, comme le rappel le président à un policier qui l'interpelle pour obtenir son soutien:

Les propos du Président @EmmanuelMacron sont impeccables: les forces de l'ordre sont nécessaires et doivent être soutenues, mais les individus qui les composent doivent respecter les règles et s'ils font des conneries ce doit être dit (et sanctionné)
Lien vers la vidéo

Sauf que nous avons changé d'époque. La violence, présente dans toute la société, est de moins en moins tolérée, ou du moins égoïstement quand elle est dirigés vers soit, alors que dans le même temps nous en consommons de plus en plus sur les média qui nous entourent (réseaux sociaux, film, séries, chaînes d'information...) et que nous en produisons de plus en plus, notamment dans la manière de communiquer: d'abord via les outils numériques, puis dans le langage parlé entre amis et enfin à destination d'inconnus ou de représentants de quoi que ce soit.

C'est pour cela que je parle de schizophrénie, puisque d'un côté nous sommes demandeur de violence en tant que spectateur, producteur dans nos communications, et de l'autre nous la refusons, même lorsqu'elle est supposée être légitime.

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mardi 12 septembre 2023

#kdrama, mes dernières séries

Cela fait un moment que je ne vous ai pas parlé de k-drama, les série coréenne dont je suis devenu fan. Voici la liste des derniers que j'ai regardé avec quelques commentaire et mes notes de 1 à 3 sous forme de points verts.

Lire la suite...

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dimanche 10 septembre 2023

Le foutage de gueule des solutions d'AI qui se prétendent Open Source

Généré par DALL·E le 2023-04-04 - many minds connected with a luminous networkCe pouet renvoi vers un tableau des solutions d'AI se prétendant "Open source". On y découvre que c'est bien sûr une vaste fumisterie pour la grande majorité et tout particulièrement ChatGPT.

Le principe d'un logiciel Open Source, c'est que l'on puisse en analyser le code et le reconstruire chez soit en disposant de son code et de la documentation nécessaire. Cette ouverture du code pose un problème pour bon nombre d'entreprises, selon comment elles bâtissent leur modèle économique. Même si code ouvert ne veut pas dire gratuité, cela veut dire transparence puisque tout le monde a accès à la technologie et aux algorithmes. Pour que cela fonctionne en entreprise, il faut que le business de l'entreprise soit le service autour du logiciel et non le logiciel lui même. Il faut aussi être suffisamment compétitif pour que les concurrents n'aient pas d'avantage à consulter votre code et accepter que les clients soient "libre" d'aller voir ailleurs. Bref ce n'est pas donné à toutes les entreprises.

Or les solutions d'Intelligence Artificielle sont en plein essor, dans un marché hyper concurrentiel et juteux. Personne n'est prêt donner à la concurrence l'accès aux sources de son produit. Et ceci d'autant plus que dans le domaine de l'AI, le logiciel ne fait qu'une toute petite partie. Le gros du job, c'est la construction des sets d'apprentissage, de la configuration de l'apprentissage et des mesures de correction de cet apprentissage.

Donc admettons, le business de l'AI n'est prêt pour l'open source, il est encore trop concurrentiel. Soit. Mais alors, pourquoi tous les produits qui sortent se prétendent open source ?

A mon avis, j'imagine les raisons suivantes:

  • L'AI vient du monde universitaire qui est perméable aux concepts d'open source et de réciprocité qu'il induit. La recherche est un domaine de connaissance incrémentale qui ne peut fonctionner que si les résultats sont (1) publiés (2) reproductibles. Pour attirer les talents, bosser avec les labos, les entreprises qui travaillent dans le secteur de l'AI doivent séduire les chercheurs et à minima les brosser dans le sens du poil.
  • Les logiciels propriétaires, et pire encore les plateformes de service qui enferment les données des entreprises pour en faire des clients captifs, commencent à avoir mauvaise presse. Je ne serais pas surpris que commercialement parlant le logiciel ouvert commence à être porteur auprès des clients finaux.
  • Même lorsqu'un logiciel est à code ouvert, cela ne veut pas dire que n'importe qui peut en copier le code source et s'en resservir. Code ouvert, ne veut pas dire code libre, et il peut y avoir des copyright, des brevets ou toute solution pour rendre le code inutilisable par un concurrent. Se faisant, c'est aussi un moyen d'empêcher les concurrents d'utiliser certains algorithmes. Comme le brevet qui publie une solution technologique pour la protéger, le code ouvert non libre est un moyen de montrer le code tout en empêchant les concurrents de s'en servir, et donc de marquer le territoire dans une course concurrentielle.

Ce ne sont que des hypothèses, je n'ai pas fait de recherche sur le sujet, mais cela me semble assez probable.

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samedi 9 septembre 2023

Le populisme permet de gagner des élections, pas de gouverner

Abnousse Shalmani sur LCI illustre son propos par une démonstration très pertinente du cas de Giorgia Meloni, la première ministre d'Italie, issue d'un mouvement populiste d'extrême droite et qui n'arrive pas à mettre en pratique ses promesses électorales démagogiques (et qui n'a aucune chance d'y arriver).

Le titre de son propos est "Le populisme permet, peut-être de gagner une élection mais ne permet pas de gouverner". Cela semble assez évident dès que l'on se penche sur les projets des partis d'extrême, gauche ou droite, qui par essence font des propositions irréalistes pour séduire les électeurs. Une fois au pouvoir, la réalité comptable dans un monde ouvert et avec des partenaires européens qui ne veulent pas payer pour les autres, leur revient dans la figure et fait exploser le château de cartes des promesse intenables.

Et pourtant ces gens sont élus, souvent juste par rejet de la politique pragmatique et réaliste qui ne peut pas se permettre de faire des promesses ubuesques.

Vu le tapis rouge que déroule LFI au RN en France, je ne vois pas comment on va empêcher LePen d'être élue, et cela me déprime.

Source

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lundi 4 septembre 2023

Arduino IDE ne marche plus

Suite de mes déboires avec la monté de version de mon Ubuntu, Arduino IDE n'arrive plus à compiler pour les ESP32 ou ESP8266.

C'est assez bien documenté sur les différents sites, car c'est une erreur qui existe depuis la version 20.04 d'Ubuntu. Comme je viens juste de monter de version, je le découvre seulement maintenant.

Erreur

"exec: "python": executable file not found in $PATH
Error compiling for board ESP32 Dev Module"

Solution

Installer le package python-is-python3 qui permet d'utiliser la version 3 de python comme python générique

sudo apt install python-is-python3

Erreur

ModuleNotFoundError: No module named "serial"

Solution

Ajouter à python le support du port série

sudo apt install python3-pip
pip3 install pyserial

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mercredi 30 août 2023

Éoliennes offshore, une bonne idée qui risque d'être sabotée par les financiers

J'ai découverts avec un grand intérêt le fil twitter d'Eric Sartori très accessible à lire sur le principal problème des éoliennes en mer : leur rentabilité et été surévalué et l'on se prépare une catastrophe, non pas écologique ou technologique, mais financière.

Parc d'éoliennes offshore, source https://image.ifremer.fr/data/00776/88810/On apprend dans ce fil que pour obtenir les financements ou les marchés, les frais liés à l'entretien et l'usure prématurée due à l'environnement marin ont été très largement sous estimés.

Les éolienne offshore (hors des côtes) fonctionne dans un environnement beaucoup plus corrosif que pour leur équivalent terrestre:

  • taux de défaillance beaucoup plus important,
  • durées de vie plus courtes,
  • capacité de production qui baisse plus vite

ce qui fausse les plans d'amortissement de ces installations, avec une rentabilité presque de moitié par rapport aux éoliennes terrestres. Et c'est là que les financiers peuvent conduire à un effondrement de ces projets. Si la maintenance coûte beaucoup plus chère, la rentabilité est moindre, les investisseurs et les assurances vont chercher à récupérer leur argent en rognant sur le fonctionnement, la sécurité, les études...

Tout cela rappel que l'énergie et la transition écologique devrait être une affaire d'État et pas de financiers. Seuls les États peuvent accepter des projets à peine rentables ou bénéfiques sur le très long terme (cf. les centrales nucléaires). Le privé devrait être cantonné aux projets à court terme et à la sous-traitance.

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